Qui suis-je ?

Un électron d’énergie positive émanant du Big Bang.

Quand ?

La passion pour la photographie m’a été transmise par mon père.

Guidé par les mains de mon père, j’en avais 5 quand j’ai développé mon premier tirage.
À 14, il m’a offert mon premier appareil argentique.

Comment ?

Travaillant principalement au 50mm avec de la pellicule argentique noir et blanc, je développe divers projets photographiques autour de l’humain et son environnement.

J’ai souvent un carnet avec moi sur lequel je gribouille des idées, des mots-clés…

Je travaille de deux manières :

1. Sur le vif pour la photo de rue. C’est une sorte de témoignage de l’humanité.
2. Sur l’élaboration de mises en scènes traitant de sujets précis qui me demande du temps, de la réflexion profonde, des moyens humains et financiers.

Pourquoi l’argentique ?

En fait, j’aime me compliquer la vie.
Je pars du principe que c’est dans la contrainte que l’on crée des choses. Et grâce à cette contrainte, cela nous donne l’infini créatif et non l’inverse.

C’est un moyen de communication.

Et puis, la pellicule, t’apprend la patience de par son processus de fabrication d’image.

La photographie argentique te fait vivre l’image en plusieurs étapes :

– L’image mentale que tu t’es faite en prenant (ou imaginant) la scène,
– L’image latente sur la pellicule dont tu te fais une idée du rendu en fonction du support et des caractéristiques de la prise de vue,
– L’image négative que tu auras développé et que tu interprètes d’une certaine manière (corrections à apportées au moment du tirage, etc.),
– L’image positive finale, résultat d’un lent processus de maturation.

C’est quoi ?

La photo argentique, c’est organique : les réactions chimiques, la lenteur d’un processus…

La lumière, elle, a un instinct de survie : elle essaye de foutre le camp ; tu l’attrapes dans une boite, tu la domptes et tu la sculptes.

Et toi, t’es là au milieu de tout ça, spectateur ou acteur ? Un peu des deux ou témoin d’un temps [in]certain je dirai.

C’est une philosophie.
Et c’est français, soyons fiers.